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9 juin 2016

Un rêve d’enfant devenu réalité

Cela fait maintenant bien une petite éternité que je rêvais d’observer des gorilles de près. A l’école, je dévorais tous les livres que je trouvais à ce sujet et à un certain moment je voulais même devenir biologiste, dans le seul but de pouvoir être près des gorilles, tout comme ma grande idole Dian Fossey, éthologue américaine qui s’était spécialisée dans l’étude du comportement des gorilles dans leur milieu naturel… Au fil des ans, mon rêve devenait plus flou et d’autres centres d’intérêts s’ouvraient à moi. Cependant, je gardais bien en tête l’envie de voir un jour de plus près des gorilles dans leur habitat naturel et ce rêve est enfin devenu réalité tout récemment lors de notre voyage au Rwanda.

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Ce sont les tamtams des indigènes et leurs danseuses qui nous accueillent aux aurores au Parc National de Volcans au nord-ouest du pays. Le parc se situe dans la région des montagnes des Virunga avec ses 8 volcans réparties entre le Rwanda, l’Ouganda et la République Démocratique du Congo. Le paysage époustouflant est tout simplement magnifique, et on comprend bien plus le surnom donné au Rwanda : le pays des mille collines !

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Après une tasse de thé africain chaude, l’ensemble des visiteurs est réparti en plusieurs groupes de maximum huit personnes (suivant les conditions physiques de chacun). Notre groupe est celui d’Umubano (Umubano étant le nom de la famille que nous allons visiter). Deux guides nous donnent de plus amples informations sur les gorilles et leurs groupes respectifs, sur leur façon de vivre : Actuellement 20 groupes ou familles de gorilles habitent dans leur environnement naturel dans les montagnes des Virunga. La moitié de ces groupes est étudiée par les chercheurs du Dian Fossey Gorilla Fund, les 10 autres familles peuvent être visités par les touristes. Les règles sont assez strictes, le montant pour le permis étant bien élevé afin d’éviter un surplus de touristes.

Les gorilles vivent en groupe avec à leur tête un mâle adulte appelé dos argenté (silverback) âgée de plus de 12 ans. En moyenne, un groupe se compose entre 10 et 15 individus. Au dos argenté s’ajoutent un ou plusieurs mâles plus jeunes (à dos argenté ou noir), plusieurs femelles adultes et quelques petits. Les mâles ados âgés entre 8 et 12 ans sont normalement les animaux les plus dangereux dans le groupe comme ils essaient de trouver leur place et de maîtriser leur force…

Après ces explications, il est temps de reprendre notre 4×4 pour rejoindre le point de départ de notre périple (qui varie selon le groupe de gorilles attribué). Après 45 minutes de bonnes secousses sur la route de destination, chacun reçoit un bâton de marche à l’effigie des gorilles, bâton destiné à nous faciliter notre route à travers la forêt vierge. Pour soutenir le commerce local, nous avons décidé de prendre un soi-disant « porteur » qui malheureusement n’eut pas grand’chose à faire que d’aider occasionnellement ma femme, comme je continuais à porter notre sac à dos… Dès que notre groupe fût au complet, nous nous mirent en route à travers les champs de pommes de terre. Lentement mais sûrement notre chemin nous menait vers l’entrée de la forêt vierge dont la limite commençait après le passage d’un petit pont (pont que les buffles, qui adorent les pommes de terres, ne peuvent pas passer).

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A partir de maintenant, il s’agit d’être vigilant comme nous entrons sur le terrain des animaux sauvages. Notre groupe est rejoint par un garde forêt armé et en charge de notre sécurité. Grâce à deux pisteurs qui, dès les petites heures matinales, étaient à la recherche de notre groupe de gorilles, nos guides pouvaient nous diriger à travers la jungle. En route, nous recevions encore de plus amples informations sur la manière de vivre des gorilles, de quelles plantes ils consomment et comment ils communiquent entre eux. Ainsi j’ai appris les sons pour dire « mmh c’est bon » et celui de « tout est ok ». Il s’avérait que j’étais le seul de notre groupe qui parvenait à formuler correctement ces sons (en dehors de nos guides et des pisteurs). Je dois quand-même encore être plus proche de nos ancêtres que les autres personnes 😉

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Certains diront qu’on était chanceux, car au bout d’une bonne heure de marche, les guides nous informaient que notre groupe de gorilles se trouvait à proximité ! Moi, personnellement j’aurais encore préféré continuer notre périple à travers cette magnifique nature vierge. Lentement, mais sûrement nous continuions notre percée à travers le bois jusqu’au moment où il nous fallait nous défaire de nos sacs à dos et de nos bâtons pour des raisons de sécurité. Et juste là, à quelques pas devant nous, cachés par les arbustes et autres haies nous découvrîmes nos premiers gorilles des montagnes vivant dans leur habitat naturel ! C’était tout simplement grandiose !

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Devant nous, à pas plus de 2 mètres se trouvaient un gorille ado et son petit frère qui jouaient ensemble et se faisaient des câlins ! C’était mignon comme tout à observer cette situation très familière.

Calins de gorilles from FredkeAndFriends on Vimeo.

Non loin de là était assis le mâle qui aspirait à devenir un dos argenté. Calmement il nous observait tout en se nettoyant sa fourrure. Bouche bée tout notre groupe se tenait bien en retrait et s’émerveillait devant cette scène inoubliable.

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Et puis notre guide découvrait le chef de la bande qui s’était installé un peu plus loin du groupe pour manger et pour se reposer. Nous pouvions nous approcher à 2 mètres devant ce colosse au dos argenté et notre guide nous prenait en photo.

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Une autre scène très belle : la maman en train de manger et son petit qui lui tourne autour !

Maman gorille et bébé from FredkeAndFriends on Vimeo.

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Après une heure d’observation, il devenait temps de rebrousser chemin. Nous reprîmes nos affaires et suivions nos guides, non sans problèmes comme j’avais appris à communiquer avec les gorilles et l’un d’entre eux me suivait… 🙂

Le retour se faisait à la machette. Le chemin de sortie n’existait tout simplement pas, nos porteurs nous devançaient et nous ouvraient la voie à l’aide de leurs machettes…

Pour ceux entre vous qui désirent vivre la même expérience magique et inoubliable que nous, voici quelques détails intéressants, bien à savoir à l’avance :

En règle générale, il est recommandé de réserver son permis quelques mois à l’avance. Le prix élevé du permis de 750 $ est justifié par la volonté de limiter le nombre de touristes et en parallèle de pouvoir continuer la recherche sur le comportement des gorilles et ainsi de garantir leur survie.

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Kristof
Kristof

I have the chance to be the husband of Fredke ;-)
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